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Biographie express !
Née un 31 août
à Marseille, Catherine VITALE grandit aux Crottes,
rue Edgard Quinet. Elle entre à l'Institut
Cinématographique Marseillais et fait ses premiers
pas sur les planches au Théâtre Quotidien de
Marseille en 1956 avec "George Dandin" et "Les fourberies de
Scapin". Puis Catherine rejoint la Comédie de
Provence à Aix où elle joue "Un chapeau de
paille d'Italie" avec l'équipe de Serge Peyrat et
René Lafforgue. 1958 marque l'arrivée
à Paris de Catherine qui se marie puis est
reçue au Centre Dramatique de la Rue Blanche
où elle joue les classiques avec Daniel
PREVOST. Fidèle de la
Cinémathèque de Paris, Catherine rencontre
Jean RENOIR qui reconnaît en elle le personnage de
Nénette qu'il cherche pour son prochain film "Le
déjeuner sur l'herbe" et qu'il tournera en juillet 59
avec Paul MEURISSE et Fernand SARDOU. RENOIR donne à
Catherine VITALE le nom de ROUVEL, nom issu de celui du mari
de Catherine, Georges ROUVEYRE, et "qui se termine par une
aile". Toute la presse écrira : "Catherine Rouvel est
le modèle vivant d'un tableau du peintre Auguste
RENOIR". Catherine trouvera alors de
nombreux rôles au cinéma, à la
télévision et au théâtre qui
marqueront sa carrière.
Dans les années 60-70 :
dirigée par Claude CHABROL, Julien DUVIVIER ou Michel
DEVILLE, "Landru", "Kriss romani", "Chair de poule",
"Benjamin" et "Borsalino" lui feront rencontrer notamment
Robert HOSSEIN, Catherine DENEUVE, Michèle MORGAN,
Michel PICCOLI, Alain DELON et Jean-Paul BELMONDO sur le
grand écran. Au théâtre, c'est
le succès de "Marius" de Marcel PAGNOL et du "timide
au palais" avec Jean-Louis TRINTIGNANT, "Bienheureuse
Anaïs" avec Franck FERNANDEL, "Le hasard au coin du
feu" mis en scène par Jean VILAR avec Jean-Pierre
CASSEL, "La fête noire" d'AUDIBERTI vu par Georges
VITALY, "Fanny" de Marcel PAGNOL et "Le carrosse du
Saint-Sacrement" mis en scène par Michel DE
RE. A la télévision,
"Woyzeck" révèle au grand public une
comédienne dramatique exceptionnelle, sous la
direction de Marcel BLUWAL.
Les années 70-80 seront
les années-feuilletons qui donneront à
Catherine une popularité particulière
auprès du grand public : "L'éducation
sentimentale", "Les rois maudits", "Le tourbillon des jours"
et "Les chevaux du soleil" qui lui permettent de donner la
réplique à Françoise FABIAN, Jean PIAT,
Hélène DUC, Niels ARESTRUP, Yolande FOLLIOT,
Gilles SEGAL et Pascale ROBERTS, son amie. Au cinéma, Catherine
retrouve Claude CHABROL pour "La rupture", tourne "Les
assassins de l'ordre" avec Jacques BREL sous la direction de
Marcel CARNE, "Le soldat Laforêt" avec Guy CAVAGNAC et
"La victoire en chantant" avec Jean-Jacques ANNAUD. Les
télévisions anglaise et suisse font appel
à Catherine pour "Clochemerle" et "La confession".
En France, Claude SANTELLI lui
offre deux beaux rôles dans "Le port" et
"L'évangile selon Saint-Luc" dans lequel Catherine
interprète la Vierge Marie. Sur scène, "Les
frères Karamazov", "La débauche", "La dame de
chez Maxim's" et "Le mariage de Figaro" offrent à
Catherine des rôles importants et diversifiés
où son talent éclate de mille
feux.
Les années 80-90 sont marquées par de
beaux rôles, dans "Le boulanger de Suresnes" avec
Jean-Marc THIBAULT et dans "Sacrifice" à la
télévision, "Louise l'insoumise" et
"Fuégos" au cinéma, et "Une absence" au
côté de la superbe Suzanne FLON au
théâtre. En 1991, Catherine est nommée aux
"Molière" grâce à sa prestation dans
"Eurydice". "Vu du pont" et "L'opéra des gueux"
marquent son retour au théâtre
méditerranéen suivi en 1995 de la pièce
de Jean BOUCHAUD "Un coin d'azur". En 1996, Catherine entre
dans la peau de Marie, la bonne dévouée et
attentive de Jean de la Fontaine, "le libertin de Dieu",
incarné par Guy TREJAN et tourne sous la direction de
Joël SANTONI deux téléfilms dans lesquels
elle retrouve son fils de "De sable et de sang", Patrick
CATALIFO. En juillet, Angers nomme Catherine "Ambassadrice
de la Rose". En août, 350 personnalités du
spectacle fêtent ses 40 ans de carrière
à Cavalaire. Alors que sort en librairie "Catherine Rouvel"*,
biographie qui raconte l'enfance marseillaise de la
comédienne, ses débuts avec Jean RENOIR et ses
40 ans de carrière, riches de rôles
éclectiques pour le cinéma, la
télévision et le théâtre,
Marseille rend un grand hommage à la fille du pays en
février 97 avec projections de films et
exposition. En mai 1999, à la demande personnelle de
Jacqueline PAGNOL, Catherine rejoint à Marseille le
tournage d'une fiction, "Notes sur le rire", qui raconte
l'histoire d'un instituteur qui fait aimer la lecture
à ses élèves grâce aux textes de
Marcel PAGNOL. Après un long
métrage de Jacques Rivette "Va savoir", et un court
métrage dans lequel Catherine retrouve son amie
Sophie Barjac, l'année 2003 voit le retour de
Catherine Rouvel à la télévision dans
un premier rôle au côté de Gérard
Klein dans un épisode de "L'instit'" tourné en
Suisse. Texte biographique
réalisé par Alan O'Dinam
Catherine Rouvel tourne également pour le
cinéma "Rois et reine" sous la direction d'Arnaud
Despléchin qu'elle adore, aux côtés de
Mathieu Amalric et Valéria Bruni-Tedeschi.
En juillet, l'Association "Souvenance de cinéphiles"
rend, à Puget-Théniers, sous la houlette de
Jean-Louis Milla, un hommage à la comédienne
en sa présence en projetant notamment quelques
films-phares de sa carrière : "Le déjeuner sur
l'herbe", "Louise l'insoumise", "Le soldat
Laforêt",...

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* "Catherine Rouvel par
A.Desvignes" (1997. Editions Autres Temps à
Marseille) - Biographie aujourd'hui épuisée,
disponible à la Bibliothèque Nationale de
Paris
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