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Catherine ROUVEL
Télévision 1982

La steppe
de Jean-Jacques Goron

Mathieu Gain et Catherine Rouvel avec Jean-Marc Thibault

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TV - 1982 - La steppe (Dans la collection de Claude Santelli "Théâtre de la jeunesse")

Fiche technique : D'après Tchekhov - Réalisation Jean-Jacques Goron - Tournage Catherine : 4 jours du 25-6 au 4-8-82 - Durée 2h.06).

Avec Catherine ROUVEL (Olga Ivanovna), Raymond JOURDAN (Ivan Ivanovitch, frère d'Olga Ivanovna), Jean-Marc THIBAULT (Père Christophe), Matthieu GAIN (Iégor, fils d'Olga Ivanovna).

Et avec, par ordre alphabétique : Frank ANDRON (Le sacristain), Danièle AJORET (Nastassia Piétrovna, amie d'école d'Olga Ivanovna), Serge BENTO (L'aubergiste), Roger BOUR (Un paysan), Clarisse BUZONNIERE (La cuisinière), Sylvaine CHARLET (Nadia), Guy CHARON (Un berger), Françoise CHATOT (Nadedja), Pierre CLEMENTI (Varlamov), Jenny CLEVE (La vieille), Yann COLLETTE (Pantéléi), Dora DOLL (Macha), François DYREK (Kirioukha), Claude EVRARD (Emilian), Marc GALLIER (Pavel), Bernard GARNIER (Le prisonnier), Alain GAUTRE (Stiopka), Thierry GIMENEZ (Dymov), Sylvie GRANOTIER (Comtesse Dranitski), Hervé HIOLLE (Constantin), Françoise JABBERT, Daniel JEGOU (Vassia), Elisabeth JUBIOT (Alix), Arnaud LIEGEOIS (Tite), Jean NEHR (Le marchand), Pierre PRADINAS (Deniska), Catherine PERRIN (Une paysanne), Odile SAGE (Une paysanne), Antoine TUDAL (Moïse), Jacob WEIZBLUTH (Salomon), Marianne WOLFSOHN (Tatiana), et avec la voix de Michel VITOLD (Anton Tcheckhov). Avec la participation-éclair de Marie-Paule VITALE.

> Diffusion FR3 : samedi 25-12-82.

L'histoire : 16 juillet 1897. La famille d'Olga Ivanovna se réunit dans la salle à manger à l'occasion du départ de son fils Iégor pour le lycée. L'attelage qui doit l'emmener avec son oncle Ivan et le Père Christophe est prêt. Un long voyage commence. Iégor va découvrir un autre monde : celui de la steppe écrasée de chaleur, la volupté de ses odeurs, le vent, la musique, une atmosphère étrange et poétique qu'il ignorait jusqu'alors...

Notes : * Le dossier de presse de "La steppe" annonce avec humour le bilan chiffré de 34 jours de tournage : "5294 kilomètres de repérages, 450 moutons Romanov, 180 costumes, 130 bottes, 1 centaine d'écrevisses, 65 bouteilles de Vodka, 15 poulets russes, 12 blessés légers, 6 chiens dont 1 à 3 pattes (...) et quelques nuits blanches pour le réalisateur et le directeur photo !".
* Anton TCHKHOV a 28 ans lorsqu'il publie "La steppe". Il dit alors : "Peut-être ouvrira-t-elle les yeux des gens de ma génération, leur montrant quelles richesses, quelles mines de beauté restent encore intactes, et combien peu à l'étroit se trouve l'artiste russe".
* Jean-Jacques GORON, heureux réalisateur du "boulanger de Suresnes", a été séduit par cette formidable aventure que le roman de TCHEKHOV offrait à la pellicule de qui saurait saisir la "lumière mauve" d'Ukraine : "La steppe, pour moi, c'est le premier Eastern français ! Cette histoire est une véritable épopée lyrique ayant pour éléments les paysages. Pour une fois, une histoire qui ne se passe pas entre quatre murs". GORON se lance dans un travail minutieux de recherches de paysages et de détails culturels russes. "Après cette période d'incubation, j'étais imbibé de l'âme russe comme une éponge".
* "Var Matin" parle de "pari difficile et réussi (...). Jean-Jacques Goron restitue admirablement la beauté et la diversité du paysage, avec des palettes de couleurs subtiles, proches de l'écriture de Tchekhov". "L'Aurore" rejoint cet avis : "Tout Tchekhov est présent dans le film inespéré de Jean-Jacques Goron, un Tchekhov respecté jusque dans ses silences, ses couleurs subtiles et son désespoir chaleureux. (...) Le film est grave et profond comme la nouvelle dont il s'inspire... Dans la médiocrité ambiante, c'est un miracle à savourer". Miracle aussi pour "Le Figaro" qui écrit : "C'est simple, le film n'est pas une réussite. C'est un miracle".
* Serge ZEYONS, dans "La Vie Ouvrière", est plus réservé. Il écrit : "Ce fut là un travail méritoire. Mais l'entreprise était difficile et ne nous paraît pas totalement aboutie. On s'ennuie un peu au cours de ce long voyage, malgré l'incontestable beauté des images et l'authenticité des samovars". "La Vie" affirme que l' "on n'arrive pas vraiment à se croire dans la steppe, même si l'on pressent quelque part une folle envie du réalisateur de faire partager au téléspectateur une passion, une volupté, une profondeur nées du récit. Les images sont belles, mais souvent desservies par des dialogues mal contrôlés où l'accent titi parisien de certains acteurs n'arrange pas les choses".
* "L'Humanité" surenchérit : "Du début à la fin de "La steppe", on devine les intentions mais on est déçu par leur faible réalisation. L'enfant semble rester extérieur à la narration. Jean-Marc Thibault et Catherine Rouvel portaient avec brio "Le boulanger de Suresnes" sur leurs épaules. Pas "La steppe". L'esthétisme des images ne parvient pas à parler (...). Il reste que "La steppe", si elle déçoit quelque peu les amoureux de Tchekhov, est loin d'être déshonorante pour son réalisateur".
* "Télérama" écrit sa déception : "Quelques beaux paysages ne font pas un bon film (...). Un récit qui se traîne et une réalisation décousue. Des situations auxquelles on ne croit pas. Un jeu d'acteurs maladroit, faute de dialogues consistants et de direction (...). Que la steppe est longue à traverser ! Et que cette histoire ainsi traitée manque de chaleur, de sentiments, de chair". On peut lire la même opinion dans "L'Union" : "Goron a tellement étudié l'âme russe qu'il s'est imprégné de la lenteur slave, ce dont le film se ressent un peu. Comme cette steppe, parfois, semble interminable...". Dans "Elle", la critique est identique : "L'espace est infini, et long. Très long. Infiniment long, le voyage".
* "Télé 7 Jours" parle d'une "honorable réalisation qui souffre d'un handicap insurmontable : l'authenticité russe ne s'imite pas". Quant à Marc GIANNESINI, dans "Le Monde", il estime que "le réalisateur a péché par excès de zèle (...) oubliant la dimension symbolique : l'idée d'infini qui fait la richesse de l'oeuvre de Tchekhov (...). Mais "La steppe" est tout de même un spectacle très convenable". "France Soir" est plus satisfait encore : Monique PREVOT parle de "pari gagné de haut vol. Un enchantement". Même vocabulaire dans "Télé Star" où l'on peut lire : "Pari tenu et "presque" gagné par Jean-Jacques Goron (...). Voyage agréablement dépaysant".
* "L'Indépendant du Pas-de-Calais" et "L'Ardennais" évoquent les images qu'ils estiment "belles, expressives. Jean-Jacques Goron traduit avec bonheur la lenteur, l'impressionnisme du récit de Tchékhov, le jeu subtil des sensations et du rêve dans l'âme d'un enfant".

* Les comédiens ont également leur part de critiques et remportent plus de lauriers que de reproches de la part de la presse. Mathieu GAIN, qui est dans le film le fils de Catherine ROUVEL, "parvient -selon "Var Matin", "Les Dernières Nouvelles d'Alsace" et "L'Ardennais"- avec un minimum de dialogue, à exprimer le moindre frisson d'étonnement ou d'admiration, la moindre peur comme la moindre joie". "Le Républicain Lorrain" estime que "Mathieu Gain, 12 ans, joue Iégor avec beaucoup de fraîcheur".
* Yann COLLETTE est Pantéléï dans "La steppe". "Var Matin" écrit son admiration pour ce comédien : "Pantéléï est joué d'une manière époustouflante par un jeune homme de 25 ans, Yann Collette". "Les Nouvelles Littéraires" partagent cet avis : "Pantéléï, le vieux sage de la bande, incarné prodigieusement par Yann Collette".
* "Télé Star" fait part de son admiration pour Jean-Marc THIBAULT "époustouflant dans ce rôle de pope chaleureux, bon vivant, généreux (...). Il mérite un "samovar" d'or pour avoir su être le comédien français le plus russe de cette distribution".
* Raymond JOURDAN n'est pas épargné par les louanges de la presse. "Le Républicain Lorrain" écrit que "Raymond Jourdan a su rendre le caractère odieux puis tendre de l'oncle d'Iégor", et "Sud Ouest" ajoute : "Raymond Jourdan, comme d'ailleurs la délicieuse Catherine Rouvel, jouait déjà dans "Le déjeuner sur l'herbe" de Renoir. Il a fait d'Ivan Ivanovitch un personnage renfermé, affairiste, mais qui laisse finalement pénétrer la tendresse en lui".


Mathieu Gain, Catherine Rouvel, Jean-Marc Thibault

Raymond Jourdan et Catherine Rouvel

 

Françoise Chabbert, Catherine Rouvel et Françoise Chatot au château Roussan à Saint-Rémy de Provence
Juin 1982

Catherine Rouvel, Mathieu Gain

Jourdan-Rouvel

Catherine en préparation de tournage.

 

 

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