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Le
site La
cavale |

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1971 - Cinéma -
La
cavale -
Réalisation Michel Mitrani Fiche technique :
D'après le roman d'Albertine Sarrazin "L'astragale" -
Tournage Catherine : 13 jours entre le 21-4 et le 15-5-71 -
La complainte d'Albertine de Jean Wiener et Michel Mitrani
est chantée par Marie - Production : Pierre
Braunberger, Nat Wachsberger pour les Films de la
Pléiade, Capitole Films. Avec : Juliet BERTO
(Annick), Catherine
ROUVEL (Mona),
Jean-Claude BOUILLON (Julien), Yvette LEBON (Aliette),
Geneviève PAGE (Evremont), Olga GEORGES-PICOT
(Nadine), Henri GARCIN, Judith MAGRE (Gina), Olympia CARLISI
(Maria), Maria VINCENT (Lulu), MIOU-MIOU
(Mauricette). Et, par ordre
alphabétique : Aline Alba, Yvelyne Arnaud,
Christine Audhuy, Jean Bolo, Arlette Bonnard, Olympia
Carlisi, Sarah Chanez, Louise Chevalier, Danièle
Chinsky, Anne-Marie Coffinet, Pierre Collet, Mireille
Franchino, Jean Franval, Maria Iracane, Evelyne Istria,
Yvette Lebon, Pierre Leproux, Pierre Le Rumeur, Christine
Locquin, Edith Loria, Pauline Meyer, Tatiana Moukhine, Fred
Personne, Henri Poirier, Lucien Raimbourg, Simone Rieutor,
Francine Roussel, Nicole Vervil.
L'histoire : A la suite
d'un vol, une jeune femme, Annick Damia et son amant,
Julien, sont envoyés en prison. Les journées
en prison sont toutes semblables, interrompues parfois par
l'arrivée d'une détenue ou des projets
insensés de fuite. Annick échappe à la
solitude par la création d'un journal où elle
peut librement méditer et rêver... Avec Maria,
Annick, rebelle aux conditions dégradantes de
l'incarcération, imagine une cavale... Remarque : Il existe un
téléfilm de Serge Meynard (1991)
intitulé La cavale.
Notes : MITRANI a voulu
traiter de liberté à travers le personnage
d'Albertine (Juliet BERTO) qui va aspirer de toutes ses
forces à cet idéal dont elle est
privée, entre les quatre murs de sa cellule mais la
presse n'a pas toujours adhéré au film de
MITRANI : "L'atmosphère sordide de la prison
n'apparaît guère ici; sans doute parce que
Mitrani n'a fait qu'une description de la vie quotidienne
des femmes sans tenter d'approfondir leur désespoir
(...). Si, par ailleurs, le réalisateur s'est
efforcé de traduire une certaine
générosité entre les jeunes femmes, le
récit ne laisse la place ni à un sentiment
d'étouffement, ni à un désir profond de
fuite". Claude-Marie TREMOIS a
aimé. Elle l'écrit dans
"Télérama". "La cavale" est pour ce critique
"un film fait d'une succession de détails
réalistes, mais qui ressemble à un
poème (...). Ce film sur les prisons est en
réalité un film sur la liberté, et
cette écriture faite de détails
réalistes ne doit rien à la prose et tout au
poème".
Robert CHAZAL -"France-Soir"-
reconnaît à Michel MITRANI le grand
mérite "d'avoir su garder cette distance avec la
réalité, ce qui fait le charme d'un film qui a
gardé la séduction de l'oeuvre écrite"
alors que dans "Le Monde", on peut lire : "Il y a des
clichés inhérents au monde des prisons que n'a
pas su éviter le cinéaste. Avec plus de
rigueur et moins d'anecdotes, Mitrani aurait dû se
dégager d'une forme de réalisme qui, pour
être typique, n'est pas le meilleur d'un certain
cinéma français". Henry CHAPIER -"Combat"- parle
de "cinéma à rebrousse-poil" et ne cache pas
son mécontentement devant un tel ratage qu'il ne sait
s'il doit l'attribuer à une gêne de Michel
MITRANI devant le sujet ou à une interdiction du
réalisateur d'avoir pu s'exprimer à sa guise :
"Quel impératif obligeait-il Michel Mitrani
d'accepter un film à mille lieues de sa
sensibilité ? (...) "La cavale" n'arrive pas un seul
instant à la moindre crédibilité
nécessaire au documentaire, pas plus qu'à la
vraisemblance dramatique des images".
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