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officiel Benjamin ou les mémoires d'un puceau |
1967 - Cinéma -
Benjamin ou les mémoires
d'un puceau - Réalisation Michel
Deville Titre allemand : Benjamin
: Aus dem Tagebuch einer männlichen
Jungfrau. Scénario Nina Companeez et Michel
Deville - Durée
: 1h.40 - Sortie Paris : 12-1-68
Avec : Pierre CLEMENTI (Benjamin), Catherine DENEUVE
(Anne), Michèle MORGAN (Comtesse), Michel PICCOLI
(Comte Philippe), Catherine
ROUVEL (Victorine), Francine BERGE (Marion),
Odile VERSOIS (Conseillère), Jacques DUFILHO
(Camille), Anna GAEL (Célestine), Tania TORRENS (Mme
De Chartres), Simone BACH (Mme La Tour), Madeleine DAMIEN
(La vieille dame), Jean LEFEBVRE (Azay), Sacha BRIQUET
(Célestin), Angélo BARDI (Basile), Brigitte
DEFRANCE (Pascaline), Jacques FILH (Adrien), Danièle
GERARD (Lisette), René BAZART (M. de Portal),
Cécile VASSORT (Aline), Eve CLOQUET (Fanchon), Lyne
CHARDONNET (Jacotte), André CELLIER (Mr le
"conseiller"), Diana LEPVRIER (Magali), Magali LOUIS.
Participation de Nina COMPANEEZ. > Prix Louis Delluc 1968. L'histoire : Vers 1750, un orphelin de 17 ans,
qui ne connaît rien à la vie, est initié
à l'amour et au libertinage dans le château de
sa tante...
Remarque : Françoise Dorléac est
décédée le mardi 27 juin 67 pendant le
tournage (voir texte biographie) d'un accident de
voiture.
Notes : Dans "L'Express", Pierre BILLARD
évoque "cette farce, osée mais jamais
grivoise, élaguée de toute vulgarité.
Michel Deville a ordonné de subtiles fêtes
galantes à la Watteau revues par Auguste Renoir". "Le
Nouvel Observateur", sous la plume de Michel MARDORE, parle
d'une "comédie brillante et frivole", "une
mélancolie non feinte et une réelle saveur
charnelle".
Jean-Pierre ENARD admire la "saveur tout à fait
étonnante" du dialogue de Nina COMPANEEZ, et loue le
travail de Michel DEVILLE : "Jamais la caméra
n'insiste sur aucune image. Un bref dialogue, un visage, une
séquence réduite à l'essentiel lui
suffisent. Il s'agit de ne rien montrer qui pèse ou
qui pose. Le réalisateur, combinant la
vélocité et l'humour, peut se permettre bien
des audaces et ne s'en privera pas". La
sobriété de la direction d'acteurs est
également appréciée : "Quand on mesure
ses sentiments, il n'est nul besoin de les exprimer
autrement que par des gestes furtifs, des ombres sur un
visage. (...) Deville n'a pas voulu donner à son film
la dimension d'une satire. Il se plaît au contraire
à faire briller les feux de la comédie. La vie
est un théâtre, nous sommes tous des
comédiens, ou des spectateuers. Jouons,
rions". Jean-Louis MINGALON évoque la "distribution
à faire pâlir d'envie plus d'un
réalisateur" et si Jean-Pierre ENARD regarde avec
intérêt le jeu de Pierre CLEMENTI, "La Voix du
Nord" considère le choix de ce comédien comme
"une erreur de distribution. Il est d'une niaiserie un peu
laborieuse".
Louis CHAUVET compare ce film à un "Watteau en
bandes dessinées, le dessinateur montrant un joli
talent d'aquarelliste". Etienne CHAUMETON apprécie ce
film "alerte, élégant et joliment
photographié, les dialogues pleins de
vivacité" mais n'adhère pas
complètement à ce qu'il nomme "une certaine
complaisance dans les ébats amoureux et la
volonté de ne pas dépasser les limites de la
bienséance dans le marivaudage cruel", et poursuit,
à l'adresse du réalisateur : "A la suite de
l'échec de "A cause, à cause d'une femme", il
a acquis à ses dépens un certain sens du
commerce". Dans "Cinéma 68", Guy BRAUCOURT met l'accent
sur "l'association Deville-Companeez (qui) fait merveille".
Il parle d'un "total et indiscutable triomphe" de ce duo qui
avait déjà commis quelques films de
qualité, "réussite qui est due à la
parfaite adéquation, dans les films de
Deville-Companeez en général et dans celui-ci
en particulier, entre le langage tant parlé que
cinématographique et la vérité
psychologique, entre le style et les personnages, l'anecdote
et le décor".

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Site Catherine Rouvel
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